Dernière mise à jour: 27.01.21

 

Ceux qui partent en sortie ou en vacances et qui n’ont nulle part où déposer leurs animaux de compagnie et particulièrement leurs chiens n’ont d’autre choix que de voyager avec eux en voiture. Cela dit, il ne s’agit pas seulement de les y faire rester et voilà. Pour la sécurité des autres passagers et occupants de la route, certaines règles sont à respecter.

 

Les limites à ne pas dépasser

Être en voiture avec un chien, c’est un peu comme l’être avec des enfants à quelques différences près. En effet, un chien qui n’a pas encore l’habitude de rouler sur les routes aux côtés de son maître pourrait montrer de l’anxiété et ne pas tenir en place. Il gênerait alors son propriétaire en pleine conduite, ou toucherait à des commandes dans le véhicule sans le faire exprès. Ce genre d’attitude selon l’article R412-6 du Code de la route revient à faire courir un risque au conducteur et aux autres occupants de la voiture, d’où la nécessité de l’attacher au début. Cela a aussi de fortes chances de lui valoir des contraventions ou de provoquer un accident.

Quelque part, c’est vrai : vous n’arriverez pas à garder les yeux droits devant si vous devez surveiller ce que fait votre chien dans l’auto à chaque fois. C’est pareil si vous vous laissez tenter par des harnais chien de basse qualité qui se rompraient au moindre coup ou à la moindre traction sur la laisse.

 

 

Les options qui s’offrent à nous 

On n’est pas des bourreaux ou des tortionnaires pour maintenir le chien immobile dans une position des plus inconfortables pendant un trajet de plusieurs heures. Il faut aussi penser au bien-être du toutou.

En ce sens, tout propriétaire de chien digne de ce nom devrait se munir de quelques accessoires comme une laisse de sécurité attachée à un harnais. Avec ce dernier, l’animal reste tranquillement assis sur la banquette arrière ou sur le siège passager avant. Il peut admirer la vue ou dormir.

Si vous avez horreur de nettoyer les poils et les traces de boue après une promenade dans la nature, achetez un siège de voiture. C’est un dispositif qui ressemble fortement à une valisette et souvent dans lequel le chien s’assoit, ce qui est assez inconfortable sur des centaines de kilomètres. Dans la housse, il est assez libre de ses mouvements, toutefois, elle ne l’empêche pas d’accéder au conducteur si vraiment il décide de s’y réfugier.

Ceux qui ont des petits chiens optent parfois pour les caisses de transport, les mêmes que pour les amener chez le vétérinaire. À l’intérieur, on est sûr qu’il se tiendra tranquille, mais ce genre de situation stresse souvent les chiens surtout si le voyage s’étale sur plus d’une matinée.

On peut aussi envisager d’installer le toutou dans le coffre en lui aménageant un coin spécial avec un lit adapté. Beaucoup préfèrent cette alternative. Si vous craignez qu’il bondisse de là pour vous rejoindre devant, montez-y une grille de séparation.

 

Bien préparer son chien à prendre la route

Avec le chien, tout s’apprend : la promenade, rester tranquille quand des invités débarquent, et rouler. Le secret : tout est une question d’habitude. Il est clair qu’une nouvelle situation est plus encline à le stresser que quelque chose qui lui est familier, c’est pareil pour les rencontres avec les inconnus. Donc, commencez par l’emmener à l’épicerie du coin en voiture ou au parc le plus proche. Installez-le confortablement, sans le brusquer.

Même s’il est attaché, restez à côté de lui pour le rassurer avec des caresses et quelques friandises le temps qu’il se calme la première fois. S’il bouge beaucoup quand vous prenez la route, dès que vous le pouvez, arrêtez-vous pour l’apaiser et lui donner d’autres gâteries. Rallongez la distance à chaque fois.

Si vous comptez voyager des heures, évitez de nourrir votre toutou avant, car celui-ci pourrait salir toute la voiture avec les secousses ou toute cette agitation. En tant que propriétaire, il n’est pas anodin de garder sur soi un lot de sacs à crottes à chaque fois qu’on met un pied dehors avec Médor.

Prévoyez aussi déjà que l’animal puisse se sentir mal à bord de votre véhicule et demandez conseil à votre vétérinaire. Les canidés peuvent attraper plusieurs maladies en voiture comme la conjonctivite ou l’otite, résultant tous les deux d’une trop longue exposition aux courants d’air. Donc, assurez-vous qu’il ne sorte pas la tête et d’avoir une trousse de soins complète pour lui à portée de main.

 

 

Adopter les bons gestes en chemin

Déjà pour accéder à l’intérieur du coffre ou de la voiture, si vous avez du mal à soulever votre meilleur ami pour l’y faire entrer, offrez-vous une rampe télescopique. Elle se déploie et se range en un clin d’œil.

Les médias relatent souvent des histoires de propriétaires qui ont écopé d’une amende voire d’une peine plus sévère après avoir laissé leurs chiens enfermés dans l’auto des heures sous une chaleur tapante. Donc si vous ne voulez pas que votre compagnon trépasse pendant que vous faites vos courses au magasin, stationnez à l’ombre et baissez les vitres de 2 ou 3 cm. Si vous avez peur de vous faire voler votre voiture avec votre chien à l’intérieur, installez un antivol qui se déclenchera aussitôt que quelqu’un y touchera. Pour leur éviter les brûlures sur la peau, n’hésitez pas à adopter des pare-soleil à disposer tout autour.

Si vous devez parcourir de très longues distances, dotez-vous d’une laisse et arrêtez-vous régulièrement afin que Médor et vous puissiez faire vos besoins, boire si nécessaire, et vous dégourdir. Ainsi, il ne vivra pas les voyages en voiture avec vous comme un enfer et une expérience à fuir à tout prix.

Faites attention à ce qui tombe sous le nez de votre chien sur les aires de repos comme à la maison. Déchets et sacs en plastique ou autres, s’il a tendance à avaler n’importe quoi en vitesse, pour ne pas risquer une opération fortuite, ne le quittez pas des yeux.

 

 

 

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