Dernière mise à jour: 09.04.20

 

Si vous n’avez pas la main verte, mais que vous appréciez prendre soin des plantes, vous pouvez vous tourner vers les terrariums. On a souvent tendance à penser que l’entretien de cet écosystème relève d’un gros défi. Ce n’est pourtant pas le cas, car des procédés simples à réaliser aident à le maintenir en état. Voici nos conseils.

 

Quel contenant pour cet abri ? 

Contrairement aux idées reçues, la mise en place d’un terrarium ne demande pas de compétences particulières en jardinage. Il suffit que vous vous procuriez les outils adéquats ainsi que le type de milieu que vous souhaitez faire évoluer. Ensuite, les étapes d’entretien demeurent assez simples.

Sélectionnez avant tout le récipient destiné à abriter vos petits protégés. Privilégiez les équipements transparents. Le matériau importe peu du moment qu’il embarque une structure rigide, imperméable et qui optimise l’infiltration de la lumière. Dans ce cas, rien ne vous empêche d’opter pour du verre, du polystyrène extrudé ou encore du plexiglas.

La sélection de la forme se basera essentiellement sur l’identification des plantes qui y résideront. Assurez-vous que les mensurations de l’ouverture permettent de remplir aisément la référence, au contraire de la vider ou de changer la déco de l’intérieur. Cela marche aussi pour le nettoyage. 

Toutefois, il vous faudra garder en tête que si vous prévoyez de créer un écosystème désertique, il est préférable de vous tourner vers un bocal muni d’une large ouverture qui favorisera l’assèchement de l’atmosphère. Un milieu tropical, de son côté, nécessite un taux d’humidité assez élevé, donc un contenant pourvu d’une bouche assez étroite.

Qu’en est-il des plantes ?

Avant toute chose, il est nécessaire comprendre que la création de cet écosystème assez réduit ne convient pas à tous les types de plantes. Il existe des espèces végétales qui s’épanouiront assez vite dans cet environnement et d’autres non. Certains réservoirs ne remplissent pas non plus ces différentes conditions ci-dessous :

  • Ecartez les fleurs aux racines imposantes. Si vous ne pouvez vraiment pas faire autrement, procurez-vous une grande quantité de substrat. Ces plantes ont également besoin d’espace pour prospérer, et se sentiront étouffées dans un milieu à moitié confiné.
  • Priorisez des espèces naines ou de petite taille, même à l’âge adulte. Cela vous évitera de changer de contenant après un certain moment. Préférez tout de même les plantes à une croissance lente.
  • La formation végétale doit s’accommoder avec le biotope mis en place. Par exemple, pour un environnement désertique, tournez-vous vers les plantes grasses dépourvues d’épines. Dans un milieu où l’hygrométrie est nettement plus élevée, les connaisseurs recommandent les mousses comme les fougères ou encore les espèces carnivores. Si vous choisissez plusieurs variétés de plantes, assurez-vous que ces dernières s’épanouissent dans des conditions climatiques et écologiques similaires.

Le sol sera constitué de terreau conforme à la végétation. Superposez plusieurs couches, car chaque texture jouera un rôle bien précis. Le sable draine tandis que la silice au contraire emprisonne l’eau. Le charbon a pour mission d’épurer son environnement et les roches volcaniques, elles, sont en mesure de développer une réserve. Les micro-organismes participent également dans cet écosystème en favorisant l’élimination du gaz carbonique et des éléments tels que les champignons et les bactéries.

 

Bien choisir son emplacement

Le bon entretien de l’abri passe avant tout par une sélection judicieuse de son endroit d’installation. Son emplacement doit être choisi avec minutie. Comme les plantes ont besoin de lumière pour réaliser leur photosynthèse, évitez donc les lieux sombres. Une exposition prolongée et directe sous les rayons du soleil est à prescrire. 

Pour que vos plantes bénéficient de la lumière du jour avec homogénéité, vous pouvez tourner le bocal régulièrement, une fois toutes les deux semaines par exemple. Les parois exécuteront un effet loupe qui fera augmenter la température à l’intérieur de manière exponentielle. Cela ne fera que nuire à l’écosystème. 

Positionnez votre abri à proximité d’une fenêtre. Sachez toutefois qu’à un mètre de celle-ci, votre composition végétale ne recevra que 10 % de ses apports nécessaires en lumière. Notez que l’installation d’un dispositif lumineux près du récipient peut compenser ce manque.

Faire le point sur la température et la condensation

La température joue également un rôle clé dans l’épanouissement de vos plantes. Pour cela, il est important de placer l’abri dans un endroit où le niveau de chaleur n’influencera pas le développement de la flore. Vous avez donc à éviter les lieux et les emplacements à proximité de sources de chaleur.

Choisissez une pièce où votre verdure pourra profiter d’une température ambiante, une zone fraiche, généralement comprise entre 18 °C et 22 °C. Quand vous voyez des gouttelettes se former sur les feuilles ou la paroi du réservoir en verre, vous vous trouvez en présence du phénomène de condensation. C’est un peu comme la rosée du matin sur l’herbe et les fleurs du jardin. La buée sur l’intérieur signifie aussi que la photosynthèse se déroule bien. Un excès de condensation reste toutefois propice à la prolifération de moisissures.  

 

À quelle fréquence arroser l’abri ?

La fréquence d’arrosage dépend essentiellement de l’espèce végétale que vous avez à entretenir. En effet, les plantes grasses qui ont besoin de milieu aride pour s’épanouir peuvent tenir jusqu’à plusieurs semaines sans eau. D’un autre côté, les végétations tropicales ont besoin d’un environnement humide pour prospérer. L’arrosage s’effectue tout d’abord au niveau des racines. Si vous le faites sur les parties aériennes, des pourritures peuvent apparaitre sur les tiges ou les feuilles.

Dans tous les cas, assurez-vous d’arroser régulièrement vos plantes. La mousse et le substrat seront vos indicateurs. Si la mousse présente une couleur verte foncée, c’est qu’il n’y a pas besoin d’ajouter de l’eau dans le bocal. Par contre, quand elle vire au blanchâtre, cela veut dire qu’il est temps d’hydrater la formation végétale.

Il en est de même pour le substrat. Si vous remarquez qu’il est sec, c’est que vous avez à ajouter de l’eau dans le milieu. Faites attention à la quantité, car la stagnation de l’eau au fond du bocal risque fort de causer des effets dangereux à l’abri. Pensez également à élaguer périodiquement les feuilles des plantes. Cela vous aidera à contrôler leur taille et pour que votre composition végétale présente une esthétique des plus agréables à regarder.

 

 

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